Partager l'article ! Réflexions sur le C.M. du 25/03/2010 - Problème de l'Eau: Choix d’une solution pour l’approvisionnement en eau de la vi ...
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M. le Maire,
Nous pouvons d’abord nous étonner que votre note de présentation soit à peu près la même que celle que vous nous avez présentée au cours du Conseil municipal du 21 janvier dernier.
Ce jour-là, le débat a déjà eu lieu.
Nous avons précisé de façon claire, honnête et sincère notre analyse de vos propositions.
Or, dans votre présentation, vous revenez encore sur le passé, et reformulez 4 propositions dont certaines sont sans objet.
Pour gagner du temps, nous ne revenons pas sur le détail des arguments que nous avons présentés, nous vous renvoyons au compte rendu du conseil municipal du 21 janvier.
Centrons nous sur vos 4 propositions, et, là encore, nous allons nous répéter !
- votre première proposition n’en est pas une. Comment pourrait-on en revenir au projet de raccordement au réseau de la ville d’Orléans, alors que vous avez dénoncé la convention signée en 2007. Ce n’est pas sérieux.
- L’analyse de la solution de captage en forêt d’Orléans, nous l’avons déjà affirmé, doit être poursuivie car elle est d’avenir. Mais d’un avenir lointain. Ce n’est donc pas une solution que nous pouvons retenir aujourd’hui, à moins que la ville d’Ingré ne décide de distribuer des bouteilles d’eau minérale à la population pendant une dizaine d’années. Elle mérite cependant qu’on s’y attache. A ce propos nous n’avons plus de nouvelles de la commission intercommunale Ingré-St Jean de la Ruelle, qui ne s’est réunie qu’une fois le 15 octobre dernier, qui doit travailler sur cette question.
Restent les solutions de raccordement au réseau d’Orléans, via St Jean de la Ruelle et l’installation d’unités de dénitrification et d’élimination des pesticides.
Vous placez deux critères fondamentaux pour le choix d’une solution :
- le maintien de l’autonomie de la commune conservant ses forages
- le coût d’augmentation du m 3 d’eau.
Nous sommes d’accord avec ces critères.
Mais alors une seule solution subsiste.
En effet, le raccordement au réseau d’Orléans, via St jean de la Ruelle, présente les mêmes inconvénients que la raccordement direct à Orléans : Il y a perte d’autonomie de la ressource par ensablement de nos captages.
De plus, vous nous avez affirmé à plusieurs reprises que le raccordement direct à Orléans posait un problème à St Jean de la Ruelle qui ne maîtrisait pas le foncier du passage des canalisations. Il devrait en être de même pour le passage des canalisations depuis la pouponnière à St jean de la Ruelle.
Enfin, nous ne connaissons pas le délai nécessaire pour mettre en œuvre cette solution.
Il ne subsiste donc qu’une solution, surtout si l’on met en critère principal l’autonomie.
Celle de l’installation d’unités de dénitrification et d’élimination des pesticides.
Nous avons dit le 21 janvier que cette solution était intéressante. Nous le maintenons.
Mais il nous manque trop d’éléments pour nous déterminer.
En réalité ce que vous présentez comme une solution, en recouvre 4, et nous n’avons pas d’informations suffisantes sur celles-ci, en particulier sur les coûts réels :
- Faut-il installer une
unité aux Guettes et pas à Montabuzard ?
Nous répondons qu’il faut deux unités, une sur chaque captage. D’autant que le taux de nitrate, suivant vos informations a monté nettement à Montabuzard.
Nous nous placerons dans cette éventualité.
- Dans cette
configuration, vous donnez des estimations de coûts qui sont des moyennes entre les prestataires interrogés. Ce ne sont que des moyennes d’estimations moyennes !
Si l’un répond 100 et que l’autre répond 200, la moyenne est de 150, mais ne reflète aucune réalité.
-
De plus,
- il faut normalement ajouter dans les coûts que vous indiquez, l’utilisation de l’eau pour nettoyer les filtres et les charbons, ce qui n’est pas totalement neutre
- il faut ajouter la provision à constituer pour le remplacement des charbons et des filtres
Ces sommes ne sont pas incluses dans vos estimations. Nous ne savons pas combien cela représente.
Surtout, le choix entre l’achat des unités avec un emprunt et le choix concessif ne pèsera pas du même poids dans l’augmentation du coût du m3. Vous ne nous donnez aucune indication là-dessus.
En ce qui concerne le délai de réalisation : vous indiquez 12 à 18 mois.
Mais à partir de quelle date ?
Devons-nous attendre, avant de lancer l’appel d’offre, que nous ayant un taux de rendement de 85 % de notre réseau pour pouvoir prétendre à une subvention de l’agence de l’eau ?
Quel est le délai prévisible ?
Autrement dit, vous nous donner à effectuer un choix qui n’en est pas un, puisqu’il s’impose logiquement à nous pour le bien de la commune.
Mais ce choix n’est pas clairement défini, ni en terme de délai, ni en terme financier. Et si tout compte fait, le raccordement à Orléans, via St jean de la Ruelle ne se révélait pas plus onéreux que celui des unités de dénitrification ? Nous aurions une eau beaucoup plus pure encore (je rappelle : entre 3 et 5 Mg de nitrates et 0 pesticides). Nous pourrions alors, en forçant les feux, attendre le raccordement à des captages en forêt d’Orléans.
Il y a encore trop d’incertitudes dans votre présentation :
- soit nous différons la décision pour avoir davantage de précisions, ce qui ne retardera pas la solution finale car il faudra bien que vous rassembliez ces données,
- soit nous ne prendrons pas part au vote. (NOUS N’AVONS PAS PRIS PART AU VOTE).
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