| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
POUR VOTRE INFORMATION…
Cela fait maintenant 9 mois qu’une nouvelle municipalité est en place. Au cours de cette période les médias ont été très largement sollicités par la nouvelle équipe municipale pour évoquer plusieurs thèmes relatifs à la vie communale.
Ne voulant pas alimenter la polémique, la liste d’opposition s’en est tenue à une réunion publique d’information qui a eu lieu le 30 octobre 2008. Aujourd’hui, avec le recul nécessaire et comme nous en avions pris l’engagement nous diffusons les éléments qui permettront aux ingréens de pouvoir se forger une opinion.
Beaucoup de choses négatives ont été dites par la nouvelle municipalité sur la situation financière de la commune.
Il est donc nécessaire de remettre les éléments dans leur contexte et de rappeler la réalité des chiffres : tous les chiffres mentionnés ci-dessous sont issus soit de documents établis par le service des finances de la ville, soit de l’analyse financière réalisée par le comptable du Trésor.
La situation au 31/12 /2007 :
· Les recettes de fonctionnement :
Les recettes de fonctionnement de la ville sont supérieures de 36,80% à la moyenne de la même strate (5 000 à 9 999 habitants).
En 2007 elles représentaient 7 662 655 €, soit 4 069 928 € pour la fiscalité des ménages (53,11%) et de 3 592 727 (46,89%) pour la taxe professionnelle
Le potentiel fiscal par habitant (935€ à Ingré) est supérieur de 34,92% à la moyenne des communes identiques.
Les recettes et le potentiel fiscal de la ville étant supérieurs d’environ 35% à la moyenne, cela donne à la ville la
possibilité d’investir, donc d’avoir des dépenses supérieures à la moyenne ( à comparer à une famille dont les revenus sont supérieurs de 35% à la moyenne des revenus des autres familles et qui peut donc se permettre d’investir ou d’acheter plus).
· les dépenses de fonctionnement :
Contrairement à ce que l’on laisse sous-entendre, l’ancienne municipalité n’a jamais dépensé plus que ce dont elle disposait. La réalité des comptes administratifs en atteste :
|
|
2002 (en €) |
2003 (en €) |
2004 (en €) |
2005 (en €) |
2006 (en €) |
2007 (en €) |
|
Recettes
|
9 290 561
|
9 692 652 |
9 827 093
|
10 185 995
|
10 216 592
|
11 093 054 |
|
Dépenses
|
7 505 847
|
8 040 323
|
8 287 131
|
9 026 619
|
9 513 406 |
10 155 967
|
|
Excédent
|
+ 1 784 714 |
+ 1 652 329 |
+ 1 539 962 |
+ 1 158 976 |
+ 703 186 |
+ 937 087
|
Après prise en compte des recettes et dépenses d’investissement et des restes à réaliser l’excédent net s’est élevé à :
|
Excédent Net |
292 360 € |
450 345 €
|
160 535 € |
56 503 € |
294 655 € |
335 791 € |
En 2007 les charges de Personnel représentaient 61,50% des charges de fonctionnement. Dans le budget 2008, nous avions stabilisé ces charges qui ne constituaient plus que 58,54% du budget de fonctionnement.
Aujourd’hui, la municipalité qui a tant décrié le poids des charges de personnel a procédé à des recrutements et d’autres seraient en cours. Où est la crédibilité !!
· Les charges financières (Intérêts des emprunts) et l’endettement :
Si le montant de la dette paraît important, les remboursements d’emprunts sont dans la moyenne nationale et inférieurs aux moyennes départementales et régionales.
Il en est de même pour l’annuité de la dette (114 €/habitant) qui est inférieure aux moyennes départementales, régionales et de la strate et ne représente que 7,98% des recettes de fonctionnement contre 11,68% pour la strate, 11,10% pour le département et 11,82% pour la région.
Le remboursement de la dette représente 8,00% des recettes de fonctionnement alors qu’elle représente 11,68% pour la strate (communes comparables).
Cela signifie que l’état des finances locales n’est pas catastrophique comme on le prétend.
Il faut noter que sur les emprunts actuellement en cours, 7 ont été souscrits avant notre arrivée. 5 emprunts viennent à leur terme entre 2009 et 2011 ce qui va entrainer une diminution des charges financières de notre commune.
On vous dit que la ville est endettée à 99%, mais on ne dit pas 99% de quoi.
En réalité cela veut dire que la dette globale de la commune équivaut à 99% des recettes de fonctionnement de l’année 2007. Un chiffre seul ne veut donc rien dire, surtout s’il s’agit d’un pourcentage, l’honnêteté et la transparence imposent d’indiquer l’élément de comparaison.
Comparons avec une famille : 1 ménage avec 2 salaires de 1 300€ chacun (= 2 600€/mois soit 31 200€ annuel) Ce ménage contracte un emprunt de 100 000 € pour la construction d’une maison. Il s’endette pour 30 ans. L’endettement est de 320% !!!
Cette famille est-elle pour autant en cessation de paiement ou surendettée ? Tout dépend de sa capacité à rembourser ses mensualités ou l’annuité de remboursement de sa dette.
En livrant ce chiffre de 99% seul ; on a délibérément voulu faire peur aux ingréens. Ce n’est pas honnête, ce n’est pas digne, c’est de la basse politique.
Si la situation des finances communales était vraiment si catastrophique :
· Nous aurions reçu des observations ou une mise en garde de la part du Préfet qui reçoit tous les budgets, tous les comptes administratifs. Or, aucune remarque ne nous a été adressée.
· Pourquoi le Préfet a t-il autorisé l’utilisation du budget principal de la ville pour financer les investissements nécessaires pour résoudre le problème de l’alimentation en eau potable ?
· Pourquoi les banques, qui sont très prudentes avec les collectivités, nous ont-elles accordé ces emprunts sans difficulté ?
En fait, la municipalité est donc bien aujourd’hui dans une démarche purement politicienne. Contrairement à ce qu’elle veut faire croire, la ville n’est pas dans une situation catastrophique, elle n’est pas au bord du gouffre, elle n’est pas en cessation de paiement, elle n’est pas mise sous tutelle par le Préfet.
Arrêtons la démagogie et arrêtons de jouer sur les peurs.
En réalité, on nous refait "le coup de 1995". Pour masquer l’improvisation et la maigreur de son programme, la municipalité veut faire croire aux ingréens que ses prédécesseurs ont laissé les caisses vides et qu’elle ne pourra rien faire.