POUR VOTRE INFORMATION…
L’ALIMENTATION EN EAU POTABLE
ü Notre commune est confrontée à 2
problèmes :
· Une
dégradation progressive de la qualité de l’eau sur nos deux châteaux d’eau, qui se traduit notamment sur celui des Guettes, par une teneur en nitrates qui dépasse le seuil de 50 mg/l et qui ne cesse d’évoluer depuis 2006.
Depuis le début de l’année 2007 cette teneur en nitrates s’est rapidement aggravée puisque nous sommes passés de
52 mg en mars 2004, à 53 mg en octobre 2005, 54 mg en mars 2007, et 57 mg en mai 2007 pour une norme fixée à 50mg/l. Il fallait agir.
· Au-delà
du problème des nitrates nous sommes aussi confrontés à des taux élevés de pesticides.
Concernant les nitrates, il est fait grief aux prédécesseurs soit d’avoir trop attendu, soit d’avoir agi dans la précipitation. Il faut
savoir !!!
ü Qu’avons-nous fait ?
Depuis début 2003, nous suivions très attentivement l’évolution des taux de nitrates.
A partir de septembre 2004, 6 réunions de travail se sont tenues avec Saran, St Jean de la Ruelle (SJR), Ormes et la Chapelle Saint Mesmin pour trouver une
solution commune à travers un forage en forêt d’Orléans.
Aucune solution intercommunale n’ayant pu être trouvée, une première étude a été lancée par l’AgglO
En mars 2006, lors d’une réunion à Saran, l’inspecteur de la DDASS présent a demandé qu’une solution soit rapidement
mise en œuvre.
Nous avons recherché plusieurs solutions :
· Alimentation par Saint
Jean de la Ruelle : solution déconseillée par les spécialistes car trop risquée compte tenu de l’ancienneté du réseau et de son état.
· Usine de
dénitrification : solution très onéreuse pour des gros volumes
· Raccordement au réseau
d’Orléans (solution dont le rapport coût/efficacité/rapidité paraissait le plus efficient)
C’est le choix du raccordement au réseau d’Orléans qui a été validé par le Conseil Municipal de septembre
2007.
Ce choix a été fait compte tenu de l’acuité du problème, du risque sanitaire posé et du degré critique de points de
distribution (restauration municipale scolaire).
ü Les points qui font débat :
La convention avec la Lyonnaise des Eaux :
Les volumes prévus dans la convention (700 000m3) ont été calculés en fonction de la consommation 2006
majoré de 1% à laquelle a été ajouté l’impact de l’ouverture de la 1ère tranche de la ZAC Ouest (40
logements) prévue en 2009.
Une solution qui ne serait valable que jusqu’en
2011 !!!:
2011 correspond à l’échéance de la convention entre Orléans et la Lyonnaise des Eaux. Mais il est bien évident que la
distribution d’eau ne s’arrêtera pas en 2011.
A cette date, il y aura soit renouvellement de la convention avec la Lyonnaise, soit désignation d’un nouveau délégataire. Dans ces deux cas de figure, il suffira à la ville d’Ingré de signer une nouvelle convention avec le délégataire qui aura
été retenu par la ville d’Orléans.
Quant au Préfet, il ne pourrait s’opposer à cette solution que si une solution pérenne était trouvée d’ici 2011. Il
lui est en effet impossible de priver une population d’eau potable.
Il est donc absurde et grotesque de véhiculer une telle
information.
Une nouvelle étude, qui a pour objectif d’analyser les possibilités
d’interconnexion des 5 communes du Nord Ouest de l’agglomération en eau potable, a été demandée par le préfet lors de la réunion en préfecture du
22 novembre 2007, dont les résultats devaient être connus en mars 2008, et qui ont été reportés à
fin 2008.
En tout état de cause la mise en œuvre d’une solution n’interviendra, au plus tôt que dans 5 ans soit en 2014.
Il est donc faux de dire que la solution de raccordement à Orléans n’a qu’une durée de 2 ans !!!
De plus, les investissements réalisés dans le cadre du raccordement à Orléans seraient tout à fait utilisables si une
solution pérenne passant par Saran était retenue.
Où en est-on aujourd‘hui? Quelle solution retenue par la
nouvelle municipalité?:
La municipalité s’était engagée à prendre une position en septembre 2008, décision reportée à Novembre 2008.
Or, lors du conseil municipal du 26 novembre, aucune information n’a été
donnée.
La municipalité attendrait les résultats de l’étude diligentée par l’AgglO !!! et une solution intercommunale qui ne pourrait être
réalisée avant 5 ans !!!
Ce qui est sûr :
· C’est une
augmentation de 10% du prix du M3 à compter de 2009 sans qu’aucune solution ne soit retenue !!!
· C’est que
les taux de nitrates et de pesticides ne baissent pas et se situent toujours au-dessus des seuils règlementaires
· Qu’il est
de plus en plus urgent de trouver une solution.